Notre camp de base de LILLE se situe à 10kms de la Flandre française et de la Belgique occidentale.
Ce paysage conserve de nombreuses traces de la Première Guerre mondiale, c’est un territoire majeur du tourisme de mémoire international. On y découvre des nécropoles, des mémoriaux, des musées, des vestiges de tranchées et des villages marqués par les combats qui ont duré plus de 4 ans.
C’est également un maillage de routes frontalières qui permet d’aborder cette histoire différemment.
Chez LASTCOBBLE nous parcourons ces lieux à vélo sur une journée spectaculaire et radicalement différente des pavés de Paris Roubaix ou du Tour des Flandres.
Nous prenons le temps de comprendre les événements, de lire le paysage, sa géographie vallonnée, et de relier les sites de mémoire dans un esprit de recueillement, de découverte et de transmission. La ligne de front se trouvait dans les plaines de la Lys et des Flandres.
Ce plat pays est ponctué de quelques « Monts » qui furent une ligne de crête stratégique pour chacun des belligérants, et donc le théâtre de combat particulièrement meurtriers durant les 4 années de guerre.
Aujourd’hui ces « monts » sont le rendez quotidien des cyclistes locaux qui recherchent un peu de dénivelé pour briser la monotonie relative des plaines.
Lille est donc notre point de départ d’une exploration à vélo vers Fromelles, Ploegsteert, Kemmel, Messines, Ypres et qui peut s’étendre jusqu’au littoral. Ces lieux racontent à la fois l’expérience des soldats, celle des civils, les destructions, l’occupation, puis la reconstruction.
Le tourisme de mémoire dans notre région frontalière repose sur une grande diversité de sites. En France, les chemins de mémoire mettent en valeur les anciens secteurs du front, les grands cimetières militaires du Commonwealth (https://www.cwgc.org/) les mémoriaux et les centres d’interprétation consacrés à la Grande Guerre.
Du côté belge, la Route 14-18 des Flandres relie sur environ 100 kilomètres plusieurs lieux emblématiques, de Nieuport à Messines. On y croise des sites majeurs comme la porte de Menin, le Polygoonbos, Hill 60, Hill 62 ou encore le cimetière de Tyne Cot.
L’ensemble forme un espace mémoriel d’une très grande densité, où l’histoire européenne se lit directement dans le paysage vallonné. Le vélo constitue alors un moyen particulièrement pertinent pour découvrir les paysages de mémoire de la Grande Guerre. Il permet de relier facilement plusieurs sites dans la même journée, tout en gardant un contact direct avec les reliefs, les canaux, les plaines et les villages qui structuraient l’ancien front.
Cela correspond aussi à l’esprit de ces parcours : observer, s’arrêter pour un coffee break, lire, visiter, puis reprendre la route sans précipitation. Le long de la route, on découvre des musées, des bunkers, des tranchées reconstituées, des cimetières militaires et de grands mémoriaux.
Ce qui frappe les cyclistes lors de cette sortie est le ton du voyage qui devient très vite empreint de respect, d’attention et d’introspection sur la terreur et l’ignominie de l’époque.
La dimension européenne permet de croiser les mémoires françaises, britanniques, belges, canadiennes, australiennes, indiennes, portugaises et allemandes.
Pour ne pas s’y tromper c’est surtout aujourd’hui le terrain de la célèbre Classique Gand Wevelgem Flanders Field qui ravit les passionnés de vélo car c’est une autre forme de bataille qui anime les coureurs tous les ans.
Sincèrement, avec une végétation différente certes, les paysages traversés sont très similaires et tout aussi magnifique que la Toscane. C’est une pépite à découvrir absolument.
Pour aller plus loin la première guerre Mondiale en quelques chiffres :
Durée du conflit : du 28 juillet 1914 au 11 novembre 1918.
Plus de 70 millions d’hommes ont été mobilisés.
Morts militaires : plus de 10 millions
Morts civils : plus de 9 millions.
Blessés : plus de 20 millions.
Le front s’étendait de la mer du Nord à la Suisse sur environ 750 km selon les périodes.
Nombres de tués :
Allemagne : environ 2 000 000
Russie : environ 1 800 000
France : environ 400 000
Autriche-Hongrie : environ 1 200 000
Empire britannique : environ 1 000 000
Royaume-Uni : Environ 760 000.
Italie : environ 650 000
Belgique : environ 45 000
États-Unis : environ 116 000
Canada : environ 60 000 à 67 000
Australie : environ 62 000
Nouvelle-Zélande : environ 18 000
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On évoque souvent plus de 1 milliard d’obus tirés durant le conflit.